LandCam renforce les capacités des femmes sur le leadership et la participation à la gestion foncière locale

Les femmes championnes

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Les femmes rurales occupent une place importante dans le développement de l’agriculture familiale et possèdent un savoir-faire traditionnel qui fait d’elles les piliers des familles, leur permet de relever le défi de l’autosuffisance alimentaires et de la lutte contre les changements climatiques. Toutefois, malgré ce rôle privilégié, elles ne sont pas toujours associées à la gestion locale des terres nécessaires à la production agricole et sont parfois victimes de la violation de droits sur les espaces et les ressources qu’elles occupent ou exploitent depuis de longue date. Si plusieurs facteurs peuvent explique cet état de fait, il faut souligner que les faibles capacités de leadership de ces femmes et la faible connaissance des voies de recours réclamer leurs droits contribuent fortement à aggraver cette situation d’exclusion.

Un atelier de renforcement des capacités des femmes sur le leadership et la participation à la gestion foncière locale s’est tenu en octobre à Sangmélima, dans le département du Dja, l’un des sites pilotes du projet LandCam. Il a permis de renforcer les capacités des « 31 femmes championnes » sur les différentes voies de recours en cas de violation de leurs droits fonciers, et sur les techniques de mobilisation communautaire et de participation aux affaires au sein de la communauté. Les participantes se sont engagées à mobiliser les autres femmes dans la défense de leurs droits fonciers dans leurs villages respectifs.

Les participantes à la formation

Le suivi mené plus tard en novembre, en vue d’évaluer les niveaux de connaissance, de compréhension et de mise en œuvre du projet par les femmes qui avaient été formées a révélé que la restitution a été faite auprès des chefs traditionnels dans un premier temps, puis aux autres membres de la communauté. Conscients de l’importance de la terre, ces derniers, hommes et femmes, ont également sollicité un renforcement des capacités sur les droits fonciers, les voies de recours en cas de conflit, et la négociation avec les agro-industries.

 

Les hommes sollicitent également des formations