Vers un respect simultané des droits fonciers des personnes déplacées et des communautés d’accueil

Auteur(s)
Sandrine Kouba and Guy Lebrun Ambomo
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Le Cameroun a une grande tradition d’accueil des réfugiés venant des pays voisins. Autrefois, cela se justifiait par sa stabilité politique bien que ponctuée de quelques soubresauts à l’instar du conflit de Bakassi. Actuellement, le Cameroun est affecté par plusieurs crises internes et externes occasionnant de nombreux déplacements des populations. Il s’agit notamment de la crise en République Centrafricaine (RCA), des attaques répétées de Boko Haram dans la bande frontalière avec le Nigeria et de la crise politique dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest du pays.

L’installation des personnes déplacées (PDI et réfugiés) requiert souvent des espaces antérieurement habités et utilisés par les communautés hôtes pour leurs activités de production, et sont régis, à la fois, par le droit coutumier et par le droit moderne. Les communautés, qui les accueillent, vivent souvent elles-mêmes dans des conditions précaires. La présente étude analyser le cadre juridique et les pratiques relatifs à l’acquisition foncière pour l’installation des droits fonciers des communautés hôtes. Au moment ou la réforme de la loi foncière est en cours, il est nécessaire de formuler des propositions qui prennent en compte le contexte migratoire créé les conflits.