JIPA 2021: bilan de la mise en oeuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

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La précarité foncière des peuples autochtones est une préoccupation majeure dans le projet Landcam. A l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones qui se célébrait cette année sous le theme « Ne laisser personne de côté: Les peuples autochtones et l'appel pour un nouveau contrat social », les représentants des Peuples Autochtones réitèrent leur valeur, ils sont une richesse de part le savoir-faire traditionnel et culturel qu'ils possèdent, cependant très affectés par les difficultés d’accès à la terre et les changements climatiques (entre autres), qui nuisent à leur subsistance et sont source de conflit avec les communautés bantous.
Ils s’exprimaient ainsi lors de la conférence de presse organisée afin de présenter aux médias un bilan de la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones depuis sa signature par l’Etat du Cameroun en 2007, et d’attirer l’attention des différentes parties prenantes sur l’urgence de la reconnaissance des droits des peuples autochtones de forêt en tant que groupe spécifique.

Pour eux, l’Etat camerounais gagnerait à déployer plus d’efforts pour les reconnaître en tant que groupe distinct et assurer leur pérennité en favorisant leur accès à la terre et aux forêts dont ils dépendent. S’ils sont reconnus de manière informelle, les peuples autochtones réclament non seulement le respect de leurs droits généraux, mais aussi la reconnaissance des droits spécifiques qui leur permettraient de sauvegarder leur identité et leur patrimoine culturel.